NI DIEU NI MAITRE,MAIS DES FRITES...BORDEL !
« Écureuil du printemps, écureuil de l'été, qui domines la terre avec vivacité, que penses-tu là-haut de notre humanité ?
- Les hommes sont des fous qui manquent de gaîté.
Écureuil, queue touffue, doré trésor des bois, ornement de la vie et fleur de la nature, juché sur ton pin vert, dis-nous ce que tu vois ?
- La terre qui poudroie sous des pas qui murmurent.
Écureuil voltigeant, frère du pic bavard, cousin du rossignol, ami de la corneille, dis-nous ce que tu vois par-delà nos brouillards ?
- Des lances, des fusils menacer le soleil.
Écureuil, cul à l'air, cursif et curieux, ébouriffant ton col et gloussant un fin rire, dis-nous ce que tu vois sous la rougeur des cieux ?
- Des soldats, des drapeaux qui traversent l'empire.
Écureuil aux yeux vifs, pétillants, noir et beaux, humant la sève d'or, la pomme entre tes pattes, que vois-tu sur la plaine autour de nos hameaux ?
- Monter le lac de sang des hommes qui se battent.
Écureuil de l'automne, écureuil de l'hiver, qui lances vers l'azur, avec tant de gaîté, ces pommes... que vois- tu ?
-Demain tout comme Hier.
Les hommes sont des fous et pour l'éternité. » Paul Fort
"" Oui,vous vous rapellez ces cartes postales,quand on était petit il fallait toujours se forcer à les écrire.Voilà fallait écrire à notre tante,notre grande tante,notre grand oncle et puis bah,ça nous barbait alors, nos parents ils écrivaient la carte et puis on signait en bas.Puis maintenant le temps a passé, quand on ouvre notre boîte aux lettres, c'est nous qu'aimerions bien reçevoir plus de cartes postales.J'me rapelle de mon grand père à la fin de sa vie,il avait 86 ans,sa femme était morte,il rentrait tout seul, il avait du mal à pousser la porte,elle était assez lourde, et puis il ouvrait sa boîte,dedans y'avait des conneries de serrurerie,toujours des prospectus des machins et puis je me suis dit, putain je lui écrivait pas assez de cartes, j'aurais voulu lui écrire plein de cartes... et voilà et le temps passe... et bordel . . .""
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